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Articles

Affichage des articles du mars, 2015

Honorer sa mère Afrique

Au cœur des jours et des nuits
Honorer sa mère
L’amie de mon amie que mon amie de quinze ans elle-même désapprouve est celle qui renie sa propre mère. Vous avez bien compris : l’amie de mon amie a honte de sa mère. Si c’était possible, elle l’aurait cachée sous un lit ou dans une armoire. On verra bien le jour où il y aura deuil chez elle, se promet mon amie, qui connaît le mensonge et qui attend la première occasion pour confondre la menteuse. Pourquoi renier sa maman ? Et vous vous demandez : qu’est-ce qu’elle a de fâcheux, de si indésirable, cette mère de famille ? Rien de grave, aux yeux de beaucoup, si je vous le dis. Cette femme a le tort vu par sa fille d’être âgée de cinquante ans. Et elle les porte bien ses cinquante années, semble-t-il. A cinquante ans, elle est trop vieille pour la cadette de ses filles : ses copines ont des mères qui ont la trentaine. Et l’amie de mon amie de quinze ans n’aimerait pas que ses copines sachent qu’elle a une mère si âgée, presque grand-mère, c’e…

Un cœur pur pour la Semaine Sainte

N’oubliez pas de vous confesser pendant cette Semaine Sainte. C’est la dernière recommandation du cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, lors de la messe des rameaux et de la Passion qu’il a présidée dans le Stade Tata Raphaël de Kinshasa. A l’occasion de la Journée diocésaine des jeunes, le stade de 40000 places était rempli de jeunes de toutes les paroisses. 16 diacres, une centaine de prêtres et les deux évêques auxiliaires de Kinshasa, messeigneurs Edouard Kisonga et Timothée Bodika ont suivi l’homélie au cours de laquelle l’archevêque a expliqué le thème choisi pour cette Journée : « Jeune d’aujourd’hui, parent de demain ; jeune d’aujourd’hui, consacré de demain ».

Visite de l’évêque de Kilwa-Kasenga après une tempête qui a emporté le toit d’une église

« A l’approche des fêtes pascales, l’incident qui endeuille toute la communauté paroissiale nécessite des mesures urgentes ». Ainsi parlait l’évêque de Kilwa-Kasenga, dans la province du Katanga, Mgr Fulgence Muteba. L’évêque est allé consoler, le 21 mars, la communauté paroissiale du village Lupembe. Le toit de l’église paroissiale saint Charles Lwanga avait été emporté deux jours auparavant par une forte tempête survenue au moment où l’Eglise commémorait saint Joseph. Plusieurs autres toits de maisons avaient été emportés aussi. Et les travaux de reconstruction de l’église sont effectivement programmés avant Pâques. A noter, par ailleurs, qu’avant de se rendre à Lupembe, l’évêque de Kilwa-Kasenga avait reçu, dans la grande salle de l’évêché, les agents pastoraux du doyenné de l’extrême sud. Il leur a présenté le Plan stratégique triennal de la pastorale d’ensemble au diocèse. Cet outil pastoral renferme des actions à mener dans chaque secteur de la pastorale. Un échange fructueux a …

La crise africaine : Des étudiants en théologie en scrutent les facettes

Quelque 200 étudiants ont participé, le samedi 21 mars,  à un « panel théologique » dans la salle des conférences de l’Institut Saint Eugène de Mazenod, géré par les missionnaires oblats de Marie Immaculée à Kinshasa-Kintambo. Pour la cinquième fois, depuis 2011, le panel théologique a réuni des étudiants de quatre instituts supérieurs et universités catholiques de Kinshasa : Institut Saint Eugène de Mazenod, Grand séminaire de théologie saint Jean 23, Université Saint Augustin, Université Catholique du Congo et l’Institut Supérieur de Pédagogie Religieuse. L’Université Protestante du Congo y participe aussi dans le cadre de l’oecuménisme. Le panel théologique se veut un espace scientifique d’échange et de débat entre étudiants sur des sujets d’actualité. Cette année, le thème inscrit à l’ordre du jour était : « Afrique, pourquoi tant de crises ? » Cinq conférenciers ont répondu à la question sous divers angles : théologique, pédagogique, juridique, psychologique et économique.

Vœux de religion à la saint Joseph à Molegbe

Au diocèse de Molegbe, dans la province de l’Equateur, la saint Joseph a été célébrée, le jeudi 19 mars dans la cathédrale saint Antoine de Padoue, par la profession religieuse dans la congrégation des Frères de saint Joseph de Molegbe, congrégation diocésaine fondée en 1932 par un missionnaire capucin, Mgr Basile Tanghe. Le 19 mars, le supérieur général, le frère Simon-Pierre Lubi Ngilase, a reçu les premiers vœux de religion des frères novices Zamango Koto et Roger Masikini, tandis que les frères Patrick Okaki et Dieu Merci Tshabu renouvelaient leurs vœux respectivement pour un an et pour trois ans. Deux postulants, Mathurin Tengo et Dieudonné Mbangando ont fait leur entrée au noviciat.

Vœux solennels chez les piaristes

Le frère Jovino Obama de l’ordre des écoles pies appelé l’ordre des piaristes a prononcé ses vœux solennels le samedi 21 mars dans la chapelle de la communauté saint Joseph Calasanz de Kinshasa-Lemba. Le supérieur provincial des piaristes pour l’Afrique centrale, le père Javier Negro Marco, venu de Yaounde au Cameroun, a reçu ces vœux au cours de la messe qu’il a présidée et pendant laquelle il a exhorté le jeune Jovino Obama à se mettre résolument dans la suite du Christ pour le service de l’Eglise à l’exemple de la Vierge Marie. Il a rappelé la spiritualité de l’ordre fondé au dix-septième siècle à Rome par saint Joseph Calasanz, prêtre espagnol qui était frappé par la pauvreté des enfants de la rue et qui s’est consacré à leur éducation.

Week-end thérésien à Kinshasa-Kintambo

Les carmes déchaux de la RDC se joindront, le jeudi 26 mars, à l’oraison mondiale spéciale organisée sur la paix dans le monde, à l’occasion de la célébration des 500 ans de la naissance de sainte Teresa d’Avila, fondatrice, avec saint Jean de la Croix, de l’ordre des Carmes déchaux. Le père Roger Tshimanga, supérieur de la Délégation saint Joseph des carmes déchaux en RDC l’a annoncé le vendredi 20 mars à l’ouverture du week-end thérésien organisé au Theresianum de Kinshasa-Kintambo.

On risque sa vie

Au cœur des jours et des nuits
On risque sa vie
A chaque fois que je monte dans un avion, je risque ma vie. C’est bien entendu. Mais pourquoi récidiver ? Pourquoi, après les émotions au décollage et à l’atterrissage, reprendre un autre jour le même chemin de l’aéroport et monter dans un avion ? Vous n’imaginez pas le même trac que l’on peut vivre à chaque fois que l’on boucle la ceinture de sécurité, à la moindre demande et au moindre conseil de l’équipage de bord. N’est-ce pas que monter dans un avion ressemble alors à chaque fois à se plonger la tête sous l’eau et à la maintenir ainsi en pensant se relever comme dans un rêve inachevé ? Les issues de secours dans un avion, on nous les montre bien, mais qui croit jamais y passer et pour aboutir où ?

75 ans du petit séminaire saint Joseph Tumaini letu (notre espoir) de Butembo

N’ayez pas peur du Christ. Il donne tout. Acceptez de le servir demain comme prêtres. L’évêque de Butembo-Beni, dans la province du Nord-Kivu, Mgr Melchisédech Sikuli, s’est adressé en ces termes aux 164 élèves du petit séminaire saint Joseph Tumaini Letu (notre espoir) de Musienene. Le séminaire fêtait le 19 mars ses 75 ans d’existence, et l’évêque a présidé la messe de circonstance. La messe a été concélébrée notamment par l’évêque de Bunia, dans la Province Orientale, Mgr Dieudonné Uringi et par Mgr Francis Kibira, évêque du diocèse voisin de Kasese en Ouganda et par son prédécesseur, l’évêque émérite, Mgr Egidio Nkaijanabwo.



L’évêque de Bunia a dit aux séminaristes combien il était fier d’être prêtre. Il leur a conseillé de choisir comme lui la meilleure part dans la vie, servir le Seigneur.
Mgr Sikuli a aussi dépeint les vertus de saint Joseph et sa place dans l’Eglise. Le petit séminaire fondé en 1940 par Mgr Joseph Henri Pierard, vicaire apostolique de Beni, a fonctionné à Beni j…

Vie consacrée et droit canonique

Les aspects juridiques de la vie consacrée, la faculté de droit canonique de l’Université catholique du Congo les a examinés pendant les deux journées d’étude, les 16 et 17 mars, organisées, en cette année de la vie consacrée, sous le thème : « Vie consacrée : une présence prophétique dans le monde ». Un religieux devenu évêque, quelle relation entretient-il désormais avec son institut d’appartenance ? 
La question a été abordée par le professeur Baudouin Mukabi alors que le professeur Gilbert Nakahosa venait de présenter la problématique de la séparation des membres d’avec leur institut, leur congrégation. Et quelles sont les relations entre l’évêque diocésain et les instituts religieux de droit diocésain ? La réponse du Code de droit canonique de 1983 a été relayée par le professeur Jean-Félix Mole. C’était au deuxième jour des deux journées d’études.

Faites votre beauté

Au cœur des jours et des nuits
Faites votre beauté
Faites votre beauté vous-même. Comme on fait son lit pour se coucher. Avec ou sans matelas, sur une natte ou sur un canapé du salon. Faites votre lit, trouvez le sommeil nécessaire, et vous n’avez de compte à rendre à personne si vous vous sentez bien dans votre tête, dans votre corps, dans votre esprit.
De la même façon, faites votre beauté vous-même. Les pays africains l’ont compris. Enfin. Ils affichent désormais et de plus en plus sur écran leur beauté pour le regard de qui cherche et veut voir. Les beaux bâtiments tout neufs aux couleurs chatoyantes. Les chantiers multiples, les poses de premières pierres et les inaugurations des infrastructures rutilantes. Les rues fleuries, avec macadam et lignes de sécurité bien tracées. Les passants qui apparaissent toujours bien vêtus et bien chaussés, comme si la fête de l’indépendance du pays se célébrait chaque jour de ce côté de la ville. L’indépendance, c’est maintenant. L’Afrique se réc…

Réception pour le pape et au revoir pour le nonce

Le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa ainsi que ses deux auxiliaires, messeigneurs Edouard Kisonga et Timothée Bodika, et l’évêque de Kisantu, dans la province du Bas-Congo, Mgr Fidèle Nsielele, étaient parmi les nombreux hôtes de la nonciature apostolique de Kinshasa, dans la soirée du mardi 17 mars, lors de la réception offerte à l’honneur du pape François pour ses deux ans de pontificat. Des ecclésiastiques mais aussi des laïcs dont des hommes politiques comme le président du Sénat, Léon Kengo et des ministres, étaient là, invités par le nonce apostolique, Mgr Adolfo Tito Yllana.

Vers le Congrès sur le charisme oblat en contexte

Le carême, chemin pour ressusciter l’école catholique

Comment faire pour ressusciter l’enseignement dans les écoles catholiques du diocèse de Kikwit, dans la province du Bandundu ? Un coordinateur diocésain de l’enseignement catholique, le frère Jules Biepele, a organisé sur le sujet un temps de prière et de réflexion. Les chefs des établissements scolaires catholiques ont participé ainsi à la retraite animée du 5 au 8 mars au centre spirituel Kipalu par le père jésuite Pierre Claude Santime Matungulu, directeur des études au collège Sadisana. Le chemin de Pâques auquel sont conviés tous les chrétiens a été présenté comme le chemin à prendre aussi par les enseignants catholiques, l’événement pascal étant entendu comme un événement qui recrée et donne une nouvelle manière de vivre la vocation d’enseignant.

Ne m'oublie pas

Au cœur des jours et des nuits
Ne m’oublie pas
Lesquels, entre les hommes et les femmes, souhaitent et demandent le plus qu’on ne les oublie pas ? Vous pensez sans doute à la relation amoureuse, et vous répondez que ce sont les femmes. Oui, parce que vous êtes un homme, et que c’est le souhait d’une femme que vous avez entendu. Mais si vous êtes une femme, vous avez été plutôt attentive à la complainte d’un homme. Les hommes et les femmes veulent qu’on ne les oublie pas. Et ils le demandent.
Il reste que dans la chanson populaire du répertoire international, le titre « ne m’oublie pas » ou « tu vas m’oublier » rappelle plutôt la langueur d’une femme. Si c’est un homme qui a écrit la chanson, c’est une voix féminine qui va l’interpréter. Disons donc tous ensemble que le monde, en général, conçoit plutôt que c’est la femme qui implore son aimé de ne pas l’oublier.

L’intercession de la Bienheureuse Anuarite pour le Carême au diocèse d’Isiro-Niangara

Au diocèse d’Isiro-Niangara, dans la Province Orientale, le carême 2015 est placé sous une triple finalité, d’après le message adressé par Mgr Julien Andavo à ses diocésains. L’évêque exhorte à marcher vers la célébration de Pâques en recourant à l’intercession de la Bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta. Lors du cinquantième anniversaire de son martyre, le 1er décembre, la religieuse, assassinée à Isiro en 1964, a été honorée récemment par un pèlerinage de toute l’Eglise de la RDC. Mais Mgr Andavo tient à rappeler que cette fille du diocèse a été béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1985. Et pour le trentenaire de cette béatification, les fidèles sont invités à prier pour hâter la canonisation de la bienheureuse. En ce temps de carême, temps de prière, de jeûne et d’aumône, le diocèse d’Isiro-Niangara invoque Anuarite comme modèle pour la consécration à Dieu , modèle du courage dans l’adversité et  modèle d’une ferme fidélité à la parole donnée.

L'histoire, c'est hier

Au cœur des jours et des nuits

L’histoire, c’est hier





Quel chanteur n’aurait pas éprouvé un immense plaisir en écoutant par hasard une radio diffuser une chanson de lui ? Vous me direz que le plaisir, le chanteur l’éprouvera toujours à chaque fois même s’il est un vieux chanteur, même s’il a un riche répertoire universellement reconnu. Le plaisir est toujours renouvelé. S’entendre chanter sur une radio alors qu’on ne connaît ni l’animateur à l’antenne ni le producteur d’une émission ou le preneur de son, c’est la preuve que vous avez réussi une œuvre artistique qui plaît à d’autres, même à des inconnus, à des hommes et à des femmes qui ne sont ni de votre famille ni de votre entourage. Un artiste est justement un bienfaiteur de l’humanité, parce qu’il rend le service du plaisir, de la beauté et parfois de la sagesse.
Je vous le rappelle parce qu’un chanteur parmi mes amis a plutôt éprouvé le sentiment contraire lorsqu’il a entendu, pour une rare fois, une chanson de lui diffuser sur une …

Lettre pastorale pour le carême de l’archevêque de Lubumbashi

Dans ses pasteurs et dans les fidèles, l’archidiocèse de Lubumbashi, dans la province du Katanga, a besoin d’un cœur nouveau et d’un esprit nouveau pour repartir sur des bases nouvelles, afin de se réaliser comme Eglise-Famille de Dieu. L’archevêque de Lubumbashi, Mgr Jean-Pierre Tafunga, l’écrit ainsi dans la lettre pastorale qu’il vient de publier pour le carême 2015. Citant le prophète Ezéchiel, Mgr Tafunga implore le don de l’Esprit sur le peuple de Dieu qu’il invite à une marche vers l’accomplissement des résolutions du deuxième synode diocésain célébré récemment.