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Articles

Affichage des articles du avril, 2015

Vers l’Assemblée générale des Filles de la charité à Paris

La supérieure provinciale des sœurs Filles de la charité de saint Vincent de Paul, sœur Jacqueline Gbanga, participera à l’Assemblée générale de sa congrégation qui se tiendra à Paris du 5 mai au 12 juin. 200 déléguées des 16000 membres de la congrégation éliront une nouvelle Supérieure générale. Elles se pencheront surtout sur le thème : « L’audace de la charité pour un nouvel élan missionnaire. »
Pour sœur Jacqueline Gbanga, ce thème va aider à réfléchir pour redynamiser la façon de vivre le charisme et la vie communautaire. L’audace aidera aussi à un meilleur engagement en faveur des plus pauvres. Par exemple, dans le cadre du centre construit à Mbandaka pour les malades du Vih-Sida et pour les enfants vivant avec handicaps.

Vingt ans de l’Association des consacrés d’Afrique de l’Ouest en mission à Kinshasa

Si un jour, il se crée un réseau de fraternité de religieuses et religieux à travers l’Afrique de l’ouest, ce sera probablement l’accomplissement d’un vœu exprimé par l’Association des Religieux et Religieuses ressortissants de l’Afrique de l’Ouest en mission à Kinshasa. L’Association a célébré, le samedi 18 avril, ses vingt ans d’existence. Au scolasticat des Serviteurs de la charité, le père combonien Elias Sindjalim a présidé la messe de circonstance concélébrée par une dizaine de supérieurs et recteurs, responsables de maisons de formation.
Après la messe et les discours d’usage, les consacrés, auxquels se sont joints des diplomates et d’autres invités, ont suivi deux conférences portant sur un aperçu de la vie consacrée depuis ses origines et sur une lecture expliquée de la lettre du Saint-Père François pour l’année de la vie consacrée.

Une femme épousera un homme

Au cœur des jours et des nuits Une femme épousera un homme
Je l’ai perdue de vue depuis une quinzaine d’années. Elle se présente un après-midi pour me remettre en mains propres une invitation : elle va se marier. Je ne peux cacher la joie mais aussi l’étonnement. Dans mon entourage, depuis quelques années, on se marie très peu. Les jeunes filles et les jeunes gens cohabitent, s’essaient, comme on dit, ils ont des enfants, avant de penser un jour au mariage, au vrai mariage. Mais le jour semble s’éloigner comme l’horizon : toujours plus proche mais jamais atteint.
Ma joie et mon étonnement sont justes : cette amie de longue date ne faisait plus poser aucune question sur son célibat. On pensait bien, en l’observant, dans ses fréquentations masculines, qu’elle avait renoncé de penser au mariage. Mais on ne l’avait jamais entendue non plus évoquer une quelconque vocation à la vie consacrée et au célibat. Elle a fait de longues études, elle s’est investie dans une profession qui lui a impo…

De jeunes consacrés dans les bancs de l’Assemblée nationale

De jeunes religieuses et religieux ont occupé des sièges avec des députés de l’Assemblée nationale lors de la séance plénière du jeudi 23 avril au Palais du peuple de Kinshasa. Le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, présentait aux députés nationaux une information sur la situation des Congolais victimes de la xénophobie en Afrique du Sud.
Le vice-président de l’Assemblée nationale, Charles Mwando Nsimba, président de la séance, avait signalé, au micro, cette présence des étudiants de l’Institut Saint Eugène de Mazenod. Ils étaient 140. Avant la séance plénière, ils avaient assisté, dans deux autres salles, aux travaux dans deux sous-commissions. On y discutait une proposition de loi portant sur la normalisation et la métrologie et une révision du code de la famille.

Sacrements d’initiation pour des jeunes et enfants à Kananga

L’archevêque de Kananga, dans la province du Kasai-occidental, Mgr Marcel Madila, a conféré les trois sacrements d’initiation, le baptême, l’eucharistie et la confirmation respectivement à 37 enfants et à 3 jeunes, le samedi 18 avril dans l’église paroissiale sainte Marie de Kananga. La plupart de ces enfants sont des filles que l’archevêque de Kananga avait confiées aux sœurs de saint Joseph de Tarbes pour que les religieuses les initient dans la catéchèse. Ces enfants étaient parmi ceux que Mgr Madila avaient vu représenter la crèche vivante, chanter et mimer l’évangile de la messe de l’Epiphanie de l’année 2013 et de la Journée diocésaine de l’Enfance Missionnaire en 2014. Mais ces enfants ne communiaient pas lors des célébrations eucharistiques. Et l’évêque avait demandé leur initiation.

Le sport, passion pour la vérité

Au cœur des jours et des nuits Le sport, passion pour la vérité
Je ne crois pas avoir perdu ma passion pour le football. Il arrive, aujourd’hui, que je me concentre sur une lecture plus professionnelle ou sur un temps de prière plutôt que de suivre, à la télé, le match de football livré par l’équipe nationale. Le bruit qui monte de la ville lorsqu’un but a été marqué ne me laisse pas indifférent ! Mais je ne me laisse pas influencer. Il y a quelques années, je n’aurais pas imaginé qu’il soit possible à un homme, un vrai, de manquer les grands rendez-vous de football.
Lors de mes années d’étudiant, les finales des coupes du monde ou des coupes d’Afrique tombaient pendant les sessions d’examens. Je pensais que le diable en personne avait arrangé ainsi les calendriers pour me tenter de la pire manière. Mais que vient faire le diable dans une affaire où il ne doit pas compter sur beaucoup de crédibilité pour lui-même ? Il est vrai que le football et le sport en général peuvent servir le d…

Visible et invisible

Au cœur des jours et des nuits
Visible et invisible
Celui qui voyage beaucoup dans le monde peut avoir l’impression de ne plus jamais passer inaperçu nulle part. Tout semble mis en œuvre pour vous contrôler et vous faire sentir que vous êtes dépisté, surveillé ou, si vous préférez, accompagné comme par un ange gardien. C’est dans les aéroports que vous faites souvent cette expérience.
La technique de la biométrie appliquée pour les nouveaux passeports ne vous laisse pas l’occasion de coller votre photo d’identité pour vous faire passer pour votre frère. La photo a été intégrée au passeport depuis le Ministère qui vous l’a délivré. Rappelez-vous : on vous a « capturé » là-bas, comme on dit. On vous a pris en photo, mais la photo est numérique. Jusque-là, seuls les métiers de la vidéo utilisaient le terme peu courant de capture dans une étape du montage des images vidéo. Mais c’est bien compliqué à comprendre, justement. Sauf que maintenant, on capture pour quiconque veut un passeport. On …

Nous sommes des Jean

Au cœur des jours et des nuits Nous sommes des Jean

Sous des arbres plantés le long du boulevard Lumumba, à Kinshasa, j’ai acheté une sculpture sur bois, œuvre d’un artisan prénommé Jean Bosco. Pour négocier le prix, comme il convient, j’ai fait remarquer au vendeur le fait que par nos prénoms respectifs, nous sommes des « homonymes ». Il n’y a pas de conclusion à tirer là-dessus, je le concède. Mais c’est un argument comme un autre qui peut produire l’effet désiré lors d’un marchandage.

Je ne peux savoir objectivement si l’argument a pesé dans le prix comptant. Je n’ai jamais su quand je gagne et quand je perds dans le marchandage. C’est autant un art qu’un exercice de philosophie pratique. Et dans l’un et l’autre cas, le succès n’est pas une science exacte.

Une Année du jubilé pour l’évangélisation du Kasayi

Les évêques membres de l’Assemblée provinciale épiscopale de Kananga viennent de convoquer une Année du jubilé à l’occasion du 125ème anniversaire de l’évangélisation du Kasayi. L’Année sera ouverte le 5 décembre 2015 et sera clôturée le 8 décembre 2016. Cette convocation de l’année du jubilé est l’une des décisions prises lors de la session ordinaire de l’Assemblée épiscopale des 8 diocèses de la province ecclésiastique de Kananga tenue à Kananga du 8 au 11 avril sous la présidence de l’archevêque de Kananga, Mgr Marcel Madila.

Nouvelle supérieure déléguée chez les sœurs Filles de saint Paul

A Kinshasa, les sœurs Filles de saint Paul se sont réveillées le dimanche de Pâques 5 avril avec une nouvelle supérieure déléguée, sœur Godelieve Mastaki. Elle succède à soeur Pélagie Banze. Elle est entrée en fonction avec un nouveau conseil le 4 avril,  jour de la naissance du bienheureux Jacques Alberione, le fondateur des Filles de saint Paul. La vice-déléguée, sœur Rita Yamba, est conseillère à la formation tandis que sœur Marie-Justine Mpaka se chargera de l’apostolat et que sœur Franca Perona sera la secrétaire du conseil et suivra des questions de spiritualité.

Funérailles de Mgr Eugène MOKE, évêque auxiliaire émérite de Kinshasa

Il est mort à 99 ans le lundi 6 avril. Il sera enterré demain vendredi 10 avril après une messe dans le Stade Père Raphaël de la Kethule à 11H.  Ce jeudi soir, l'évêque émérite de Mbuji-Mayi, Mgr Tharcisse Tshibangu a présidé la messe dans la cathédrale Notre-Dame du Congo où le cors est exposé. Le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, a concélébré. Mgr Tshibangu, alors recteur de l'Université, était l'un des deux évêques auxiliaires de Kinshasa avec Mgr Moke. Dans son homélie, il a rendu un témoignage au défunt. Ci-dessous un extrait de l'homélie de Mgr Tshibangu.

A Pâques, l’évêque d’Inongo invite à donner sa vie comme le Christ

« N’aie pas peur. Je suis le Premier et le dernier ; Je suis le Vivant ». Ce verset du premier chapitre du Livre de l’Apocalypse selon saint Jean est le titre du message de Pâques de l’évêque d’Inongo, dans la province du Bandundu. Mgr Philippe Nkiere souhaite que le Christ Jésus, le Vivant, fasse de ses frères et sœurs d’Inongo de véritables vivants, ceux et celles qui vivent réellement et intensément en Lui et communiquent cette vie aux autres et au monde avec assurance et détermination dans la vérité. Mgr Nkiere présente Jésus comme un passionné de la vie humaine, qui a guéri des hommes et qui a vaincu la mort. Jésus a résisté contre ses adversaires, il a dénoncé les « pasteurs de la mort ». Il s’est plutôt présenté comme le bon berger qui assure la vie de ses brebis.

Réconcilier pour un livre

Au cœur des jours et des nuits

Réconcilier pour un livre
Qu’auriez-vous fait, à ma place, si vous aviez eu à réconcilier deux amis qui se sont brouillés autour d’un livre ? L’un avait prêté à l’autre un livre précieux à ses propres yeux. Le livre parle d’un missionnaire qui a vécu dans le pays au tout début du vingtième siècle. Le livre est vieux, bien entendu, et le propriétaire a justement pensé avoir fait une acquisition inestimable en achetant ce livre en Europe sur un vieux marché de vieux livres. Ce livre n’était pas non plus ce qu’il y a de plus beau. Le livre raconte l’histoire de notre pays et de l’évangélisation de notre pays, lorsque les missionnaires étrangers ont eu un tout premier contact avec des peuples congolais qui n’attendaient pas un Dieu étranger et qui ne se croyaient l’esclave de personne. Voilà une petite idée du contenu du livre. Je répète : la couverture et les autres pages étaient bien vieilles, pas du tout de belle apparence. Mais mon ami, je répète, y tenai…

Peut-être...

Au cœur des jours et des nuits

Peut-être…
Dans ma salle de classe, le professeur interdit le mot « peut-être ». Que le mot n’atteigne pas ses oreilles ! Et si les lèvres des étudiants trouvent l’astuce et recourent à un synonyme, à une périphrase, le professeur est bien plus intelligent, bien plus cultivé encore pour rejeter le synonyme et rappeler son mot d’ordre. Pas de « peut-être » dans son cours. Pourquoi pas ? Le professeur est payé pour dispenser le savoir. Et le « peut-être », c’est l’approximatif, c’est le vraisemblable, ce n’est pas le savoir, la science. Approuver le « peut-être », c’est approuver la paresse intellectuelle, le manque de la recherche du savoir. Le savoir doit être précis, complet. Ou ce n’est pas le savoir.

Joyeuses Pâques à tous !

Que la lumière du Seigneur ressuscité nous illumine, éclaire nos ténèbres et nos peurs !


Plus jamais la mort ?

Au cœur des jours et des nuits
Plus jamais la mort ?
La mort ne passera plus jamais dans sa famille. La dame qui l’annonce ainsi à haute et intelligible voix pour que tout le monde l’entende bien dans le bus en est bien convaincue. C’est le pasteur de son Eglise qui l’a prophétisé, dit-elle. Elle voudrait en convaincre tout le monde. Elle voudrait surtout que tout le monde retienne le nom du dernier pasteur en date qui l’a persuadée. Et elle donne l’adresse du pasteur. Quelqu’un pourrait s’intéresser aussi pour échapper à la mort, sa famille entière et lui-même.
Depuis une trentaine d’années, la dame a couru les premières campagnes d’évangélisation tenue dans la ville de Kinshasa par des pasteurs américains. Des pasteurs congolais leur ont succédé depuis lors, et la dame a appris d’eux mieux encore : les morts survenues dans sa famille élargie étaient la faute de quelques malheureux qui n’avaient pas suffisamment de foi ou qui ont refusé de la suivre chez les pasteurs. C’est leur faute à…

Jeudi saint : adorons Jésus dans l'eucharistie

Les sourds-muets participent aux célébrations de la Semaine sainte

Dans l’archidiocèse de Kinshasa, les sourds-muets, les non-voyants et autres personnes vivant avec handicaps participent aux célébrations de la Semaine sainte. Avec une équipe d’agents pastoraux, le coordinateur diocésain de l’œuvre pour personnes vivant avec handicap, monsieur l’abbé Zéphyrin Nsimba, a ainsi assuré pour les sourds-muets le service d’interprète pendant la messe du dimanche des rameaux au Stade Père Raphaël. Ils ont traduit, en langue des signes congolaise, les lectures, la prédication, le récit de la Passion, les chants. La pastorale des sourds vise à intégrer ces personnes comme membres à part entière de l’Eglise et de la société. Ils forment une communauté d’environ 3000 sourds (enfants, jeunes et adultes) Ils vont à l’église comme tout le monde, ils participent aux sacrements.