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Articles

Affichage des articles du avril, 2016

Le reboisement pour soigner les blessures du monde

Le père Joseph Bura Bataona, missionnaire de Scheut, a planté 150 000 arbres à Tshilomba, au diocèse de Luiza, dans la province de Lomami.
« C’est bien pour le bois d’œuvre et pour l’oxygène », explique d’emblée le missionnaire. Préoccupé par le changement climatique, il s’emploie à l’expliquer aussi aux enfants et aux jeunes gens qui le fréquentent.  Il recourt à un proverbe en langue ciluba pour dire que c’est seulement l’arbre qui appelle la pluie. Et lorsque la saison sèche se fait longue, les enfants se reprochent d’avoir brûlé des arbres et regrettent de ne pas en avoir assez pour appeler la pluie…

Le jubilé des adolescents célébré à Kananga

L’archidiocèse de Kananga, dans la province du Kasai central, a célébré le jubilé des adolescents le dimanche 24 avril. Monsieur l’abbé Jeannot Mandefu, aumônier militaire et coordinateur du Centre diocésain de pastorale, a présidé la messe dans l’église Saint Augustin du camp militaire Bobozo. Pour y participer, quelque 800 enfants, filles et garçons, âgés de 13 à 16 ans, sont venus de différentes paroisses. Le service « enfance missionnaire » de la Commission diocésaine de la pastorale des enfants a préparé cette messe, et placé le jubilé de la miséricorde pour les enfants sous le thème : « professer la foi et construire la culture de la miséricorde. »

Le diocèse de Popokabaka a dit au revoir à Mgr André Mayamba

Sous le signe de la miséricorde du Seigneur, le diocèse de Popokabaka, dans la province du Kwango, a dit au revoir, le samedi 23 avril, à son premier évêque émérite autochtone, Mgr André Mayamba, décédé à Kinshasa le 12 avril, à l’âge de 85 ans. Il repose maintenant dans la cathédrale sainte famille de Popokabaka, cette cathédrale où il a eu son siège épiscopal pendant 38 ans de ses 57 ans de sacerdoce. Le 23 avril, son successeur sur le siège épiscopal, Mgr Louis Nzala, a présidé l’eucharistie, et l’évêque de Kikwit, Mgr Edouard Mununu a dit les absoutes. L’évêque d’Idiofa, Mgr Joseph Moko et l’évêque de Kenge, Mgr Gaspard Mudiso, ainsi que deux évêques auxiliaires de Kinshasa, messeigneurs Jean-Pierre Kwambamba et Edouard Kisonga, ont concélébré avec une quarantaine de prêtres.

Un colloque sur Laudato Si à l'Université Catholique du Congo

Examiner les enjeux, la pertinence et les retombées de l’encyclique Laudato Si du pape François pour les sociétés africaines, l’Université Catholique du Congo s’y emploie dans un colloque interdisciplinaire ouvert le lundi 25 avril 2016 sur le thème « Ecologie à la lumière de l’encyclique Laudato Si du Pape François. Pertinence et réception en Afrique ». L’exercice est digne de l’université catholique, d’après le recteur de l’université, monsieur l’abbé Jean Bosco Matand.
Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo, monsieur l’abbé Léonard Santedi, a parlé au nom du grand chancelier de l’Université catholique, le président de la conférence épiscopale, Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe. Il a déclaré que conformément à l’encyclique Laudato Si, l’Eglise doit être le témoin d’une écologie intégrale, l’Eglise doit former les familles et interpeller les gouvernants à créer une conscience écologique nouvelle qui s’exprime dans des actions concrète…

Papa Wemba, la "phrase" et la philosophie

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37508 Dans le livre "Philosophie africaine, philosophie de la communication. L'universel au coeur du particulier" (L'Harmattan, Paris, 2012), à la page 368, note 1, lisez ceci :
"Que le monde soit construit comme la phrase grammaticale, le chanteur congolais Shungu Wembadio (Papa Wemba) nous semble en avoir lui aussi le sentiment. Aussi curieux que cela puisse paraître dans l’ensemble de l’imaginaire à l’œuvre dans la musicologie congolaise, une chanson de cet auteur s’intitule « phrase » (Cf. l’album Fula ngenge, 2000). Un retour imagé est fait sur la construction grammaticale pour faire constater que l’amour comme expérience ressemble à une phrase cohérente, achevée grâce au répondant tu de la relation : « Sans toi, mon amour ressemble à une phrase bourrée de fautes » (Soki yo te, amour na nga ekoma neti phrase etonda ba foti ebele)."

La démocratie comme un rêve

Au cœur des jours et des nuits La démocratie comme un rêve
Mon voisin de droite n’arrêtait pas de crier. Sauf son respect, je pourrais dire qu’il braillait ou grognait comme un porc ligoté qui sait qu’on va l’abattre. Je n’osais rien lui dire. Je m’occupais plutôt de moi-même. J’avais besoin de retenir mon souffle, de bien m’installer dans l’avion. Après plusieurs jours d’attente, nous avions enfin pris place dans le petit porteur. Chaque jour, on nous avait promis de partir, mais l’avion n’arrivait pas. Et nous l’attendions. Comment quitter la localité autrement ? Les routes n’existent presque plus dans cette partie de la forêt équatoriale. Prendre la pirogue sur l’affluent du fleuve demanderait de longs jours, sans oublier de nombreux risques aussi.

Deux livres pour la formation à la culture médiatique

Evangéliser les médias, un défi chrétien



On recourt bien des fois aux médias pour porter au plus loin et le plus
durablement possible la Bonne Nouvelle. Or, il faut aussi s’interroger
sur les médias eux-mêmes, sur les instruments qu’ils sont et sur les
personnes qui les animent et sur les systèmes qui les portent.

Évangéliser les médias est bien un défi chrétien à considérer ainsi au
moment même où les Églises se réapproprient de plus en plus et de mieux
en mieux les moyens de communication sociale. Les Églises retrouvent
ainsi une capacité historique perdue, mais elles doivent aller jusqu’au
bout de cette reconversion. Qu’elles se rappellent leur mission propre
de subvertir aussi les logiques du paganisme afin de renouveler la face
du monde.

"Promesses" d'enfants à Kasenga

Les évêques de l'ex-Equateur ont tenu leur Assemblée à Gbadolite

Les évêques des sept diocèses de la province ecclésiastique de Mbandaka, dans le nord-ouest du pays, c’est-à-dire des diocèses de Lolo, Lisala, Budjala, Basankusu, Molegbe, Bokungu-Ikela et Mbandaka-Bikoro, ont clôturé le mercredi 13 avril, une session ordinaire de l’Assemblée Episcopale Provinciale qui les a réunis depuis le jeudi 7 avril à Gbadolite, au diocèse de Molegbe. Mgr Fridolin Ambongo, évêque de Bokungu-Ikela et administrateur apostolique de Mbandaka-Bikoro, a présidé la messe de clôture dans l’église Saint Joseph ouvrier de Gbadolite. L’évêque de Molegbe, Mgr Dominique Bulamatari, et l’évêque émérite, Mgr Joseph Kesenge, avaient accueilli les autres évêques à la paroisse saint Antoine de Padoue de Molegbe, au milieu de fidèles, prêtres, religieuses et séminaristes. Pour tous, Mgr Joseph Mokobe, évêque de Basankusu, a présidé la messe d’ouverture le dimanche 10 avril. Le mardi 12 avril, la messe a été concélébrée dans l’église Saint Joseph ouvrier de Gbadolite pour le premie…

Les supérieurs majeurs des Oblats d’Afrique-Madagascar se sont réunis en Namibie

Une vingtaine de supérieurs majeurs des Missionnaires oblats de Marie Immaculée, provinciaux, supérieurs de délégations et de missions, venus d’une vingtaine de pays, du Sénégal en Afrique du Sud et Madagascar, du Kenya en Angola, anglophones et francophones, se sont retrouvés depuis le mardi 5 avril en conférence de la Région oblate Afrique-Madagascar au Centre Maria Regina de Dobra, près de Windoek en Namibie. Le provincial de la RDC et de l’Angola, le père Abel Nsolo était là, et le modérateur de la rencontre était le père Jean-Baptiste Malenge de la RDC. Le vendredi 8 avril, le père Edouard Dagavounansou, supérieur provincial du Cameroun, a été élu président de la Région. Il comprend sa tâche comme celle d’accompagner ses confrères vers une vision commune de la mission oblate dans le monde d’aujourd’hui. L’Afrique a beaucoup de vocations. C’est dans la synergie qu’il convient de former les jeunes.

Le diocèse de Mbuji-Mayi a célébré les huitièmes Journées catholiques de l’enseignement

L’évêque de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasai-oriental, a présidé, dans la cathédrale saint Jean-Baptiste, le samedi 2 avril, la messe de clôture des huitièmes Journées catholiques de l’enseignement. Dans l’homélie, Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda a appelé à repenser les valeurs humaines. L’évêque s’est inspiré du discours du pape François au Congrès mondial sur l’éducation. Tenues du jeudi 31 mars au samedi 2 avril, les huitièmes Journées catholiques de l’enseignement ont porté sur le thème général : « L’enfant au centre de nos préoccupations. » L’évêque de Mbuji-Mayi avait ouvert les célébrations par la plantation d’arbres pour les cinquante ans d’existence de la Coordination des écoles conventionnées catholiques. Citant la lettre Encyclique Laudato si du pape François, Mgr Kasanda a souligné le devoir de sauvegarder la terre, notre Maison commune.

Mourir seul

Au cœur des jours et des nuits
Mourir seul
Mon neveu n’aime pas traverser tout seul le boulevard. Ni aux heures de circulation intense de véhicules ni à aucun autre moment. S’il doit mourir, il souhaite ne pas mourir tout seul. Mon neveu dit avoir vu mourir des piétons qui n’avaient pas entendu ni vu arriver un véhicule. Et les chauffeurs jugés plus tard ont prétendu n’avoir aperçu personne. Il y en a alors, des piétons et des chauffeurs, qui évoquent la sorcellerie, qui rendrait invisible un être humain traversant une route en plein soleil. Mon neveu n’acceptera jamais pareille croyance. Et il a raison. Et c’est pour enlever tout prétexte aux chauffeurs que mon neveu s’habille tout en rouge ou tout en jaune voire en vert éclatant. Qu’il soit bien clair alors que tout le monde et tous les chauffeurs pressés l’aperçoivent. Mon neveu évite soigneusement le blanc. La couleur blanche, couleur du kaolin, est la couleur des morts et des revenants, et mon neveu ne veut pas du tout être assimilé…

Le brigand ou l'innocent ?

Au cœur des jours et des nuits
Le brigand ou l’innocent?
Pourquoi la foule des Juifs a-t-elle préféré la libération de Barrabas, le bandit, à celle de Jésus, l’innocent ? Qu’on se pose bien la question pour savoir pourquoi le cœur de l’homme et de la femme préfère l’injustice, le mensonge à la vérité et à la lumière. Jésus de Nazareth est venu dénoncer le mensonge et le mal, et il va le réussir de la belle manière, en devenant victime du mensonge et du mal. Qui perd gagne, a-t-il enseigné, qui meurt vivra, a-t-il encore dit, et cette logique, aucun de ses adversaires ne pouvait y penser. Tous croient gagner la vie, s’y accrocher par tous les moyens, même le mensonge. Voilà pourquoi la victoire de Jésus sera éclatante, implacable. La foule des Juifs connaissait Barrabas, ce brigand emprisonné pour meurtre et émeute. Mais les autorités juives demandent au gouverneur romain Pilate de le relâcher plutôt que Jésus contre lequel Pilate lui-même dit ne trouver aucun chef d’accusation. Quelque…

L’avenir est prometteur chez les Petites Sœurs de l’évangile de Charles de Foucauld

La supérieure générale des Petites sœurs de l’évangile de Charles de Foucauld, sœur Carla Pilotta, venue de France, a reçu le renouvellement des voeux de Sœur Evelyne Muselefu, le mardi saint 29 mars, dans la chapelle de la Fraternité de Kinshasa-Masina. Les religieuses fondées en 1963 sont arrivées en RDC en 2008. Evelyne Muselefu est la première Congolaise à les rejoindre. L’avenir est prometteur aux yeux de la supérieure générale, dans l’espoir de voir s’agrandir la Fraternité pour se mettre au service du peuple dont la vitalité et les attentes sont grandes.